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20 déc 2009 Les blessures de votre cerveau

Je vous ai parlé, il y a 6 semaines, de ma blessure à la cheville.

Ici pour ceux qui ne l’ont pas vu ou simplement oublié :
http://blog.comment-apprendre.com/musclez-votre-cerveau/

Je sais que j’ai aussi dit que je décrirais premièrement chaque catégorie avant d’en approfondir une, mais si j’attends avant d’en parler ça ne fera plus vraiment de sens …

Alors voici une autre occasion où votre corps et ses capacités ressemble étrangement à votre cerveau et ses performances, tiré d’une histoire vécue … en ce moment même :

Donc comme je disais, je me suis blessé à la cheville il y a plus de 6 semaines et ce n’est toujours pas guéri.

En fait, ça fait deux semaines que mon état ne s’est pas amélioré, et je dirais même que quelques jours ça empire, mais ce n’est pas parce que le corps humain n’est pas efficace, au contraire.

Je rejoue comme avant au volley-ball (avec une chevillère) : je saute, je cours, je me déplace rapidement, et je n’ai pas mal à la cheville … du tout.

Le problème, c’est que suite à ma blessure, mon tendon d’Achille s’est enflé, et maintenant c’est là que j’ai mal.

Pendant des semaines j’ai fait des étirements, des exercices, et j’ai glacé le tout, pour guérir au plus vite, et j’en ai même été étonné de la rapidité de mes améliorations.

Il m’a fallu 3 jours pour pouvoir tenir debout sans avoir mal, 1 semaine pour marcher, 2 pour courir, 3 pour rejouer au volley-ball, et 4 pour reprendre ma hauteur de saut d’avant.

Aujourd’hui, je suis au même point que 4 semaine après la blessure.

Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons en fait, mais la plus importante est la suivante : je fais de moins en moins d’exercices et d’étirements.

Résultat : au lieu de s’améliorer, mon tendon d’Achille devient de plus en plus tendu, ce qui me donne encore moins le goût de faire mes exercices.

La morale de cette histoire ?

Votre cerveau fait la même chose.

Bien entendu, vous ne pouvez pas vraiment avoir de « blessure » de cerveau, à moins d’avoir un accident, mais heureusement ça ne m’est jamais arrivé, donc je ne peux pas en parler.

Je compare plutôt ma réhabilitation à l’apprentissage.

Autrement dit : vous apprenez comme vous guérissez.

En guérissant :

  1. Au début, vous faites attention : ça fait mal, et il faut faire tout ce qu’il faut pour guérir au plus vite.
  2. Vous guérissez rapidement, vous êtes content.
  3. Vous pouvez maintenant refaire presque la même chose qu’avant votre blessure, plus besoin de faire attention.

En apprenant quelque chose de nouveau, c’est la même chose :

  1. Au début, vous faites attention : vous ne comprenez rien, et si vous voulez comprendre, vous devez voir tout en détail, et y aller graduellement.
  2. Vous apprenez rapidement, vous êtes fier.
  3. Vous pouvez faire à peu près ce que vous vouliez faire au départ, ça va mieux, pas besoin de s’attarder sur les détails, puisque vous pouvez vous arranger avec ce que vous savez.

Ça vous est déjà arrivé ?

Pas besoin d’écouter, je connais déjà ça !

Non, non et non !

En apprenant, il ne faut JAMAIS dire qu’on « sait » quelque chose.

Premièrement parce que c’est probablement faux, et qu’alors vous n’apprendrez pas les détails que vous ne saviez pas qui peuvent faire toute la différence.

Par exemple, un de mes professeurs de Français disait la même chose quand il parlais des participes passés.

La majorité de ses élèves se disaient :

Participe passé ? … ah oui ! j’ai déjà entendu ce mot là, je sais ce que c’est.

Et ils pensaient à autre chose : leur fin de semaine, le diner qui arrivait, etc., et passaient à côté de l’essentiel.

Pourtant, tout le monde sait qu’il ne suffit pas de savoir « ce que c’est » pour pouvoir l’accorder toujours de la bonne manière.

Vous voyez donc, à travers mon expérience de cheville, qu’il ne faut pas prendre pour acquis nos connaissances.

Personnellement, quand quelqu’un me parle de quelque chose, peu importe si je pense connaître ce dont il parle, j’écoute attentivement et je fais comme si ce que je savais était seulement une hypothèse.

Dans la majorité des cas, ça ne fais qu’améliorer mon « hypothèse » précédente, et ensuite j’en connais plus sur le sujet !

Bien sûr il ne faut pas croire tout le monde, il faut savoir reconnaître ce qui est vrai de ce qui est faux, mais si j’en parlais dans ce billet il deviendrais un peu trop gros …

D’ailleurs je vais arrêter tout de suite, à la semaine prochaine.

Martin

P.S. Je recommence dès aujourd’hui mes exercices de 3 à 4 fois par jour, et la glace un peu plus souvent, surtout que la session finit bientôt, je ne dois surtout pas relâcher pendant que je n’aurai plus d’entraînements !

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08 nov 2009 Musclez votre cerveau

Bonjour,

cette semaine, je vais introduire la catégorie « Entraînement vs Apprentissage » pour plusieurs raisons. Les voici :

  • Comme tout le monde fait de l’exercice physique (marcher et respirer ça compte !), tout le monde peut comprendre les principes que je vais comparer à l’apprentissage.

    Autrement dit, ce sera plus facile à comprendre … comment comprendre, à l’aide d’exemples que vous connaissez : l’exercie. Parce que l’exercice ressemble à l’apprentissage sur énormément de points, que je détaillerai bien sûr au fil des semaines.
  • Je suis un sportif, donc je pourrai affirmer plus de ressemblances avec l’apprentissage, parce que je suis aussi bon dans les deux domaines.
  • Je me suis blessé à la cheville récemment, et c’est vraiment frustrant de ne rien pouvoir faire. Je recommence tout juste à remarcher, et je vois une ÉNORME différence avec ma cheville blessée de ma cheville normale. Et je ne parle pas de la douleur que j’ai, mais plutôt de sa puissance et de son endurance, qui sont au moins 10 fois moins grandes qu’avant ma blessure.

    Pour le cerveau, c’est la même chose : arrêtez d’apprendre quelques semaines seulement et vous aurez énormément de difficultés à recommencer (prenez les vacances à l’école par exemple, ça recommence toujours plus lentement qu’à la vitesse à laquelle la dernière année a terminé).

Donc vous l’aurez compris, cette catégorie fera des liens entre l’entraînement physique et l’apprentissage.

Vous avez probablement tous déjà entendu que le cerveau est comme un muscle. Bien entendu, en réalité le cerveau n’est pas un muscle. Votre cerveau est encore MIEUX qu’un muscle !

Pourquoi ?

Les muscles, à force d’être utilisés, finissent par devenir plus forts. Et si on arrête de s’en servir, ils finisent par s’atrophier et donc devenir plus faibles. Comme quand je parlais plus haut de ma blessure.

Jusque là, le cerveau est identique : si vous l’utilisez, il deviendra meilleur, plus rapide et plus performant, et si vous arrêtez de l’utiliser, il ralentira,et vous aurez plus de misère à faire ce que vous avez fait facilement avant.

Par contre, quand on utilise nos muscles, ils deviennent plus fort, plus fort, plus fort … jusqu’à un certain point, où ils ne peuvent plus devenir plus fort, où ils ont atteint leur maximum physique, et ne pourront plus jamais le dépasser.

C’est là que votre cerveau se démarque de vos muscles : il n’a pas de limites !

Vous pouvez apprendre tous les jours, toutes les heures, augmenter votre savoir et vos aptitudes mentales, et jamais vous n’atteindrez de limite.

Il y a bien entendu des méthodes pour avancer plus rapidement et pouvoir apprendre plus vite, comme il y a des méthodes pour se muscler en moins de temps.

C’est ce que je vais décrire plus en détails les prochaines semaines. Mais d’ici là, entraînez votre cerveau, vous ne risquez pas de le remplir, alors n’ayez pas peur d’y en mettre plein la vue.

Bon entraînement,

Martin

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